Sylvain Sanmartin pratique le trail depuis 2017 au sein du Club Clermont Sport Endurance. Éducateur sportif professionnel, détenteur d’un Diplôme Universitaire en Trail running obtenu au STAPS de Font-Romeu, il est aussi dirigeant d’une salle de sport, et organisateur du trail de Nébian. Sa dernière course : la Transpyrenea 2025, le défi Occitan de 405 km sur le GR10.
J’en ai plusieurs. Je pense à mon premier 100 km à Nébian, être finisher de la PicaPica chez mon ami Nahu Passerat, organisateur du Challenge Montcalm, et enfin la Transpyrenea défi Occitan.
Une semaine d’effort, 32000 m D+, 3h de sommeil par jour en moyenne, une première place mais surtout une aventure humaine et familiale. J’ai eu un coup de mou dès le 35e km, celui où l’on se demande pourquoi on est là, puis mon corps a été de mieux en mieux et grâce à la présence de ma femme et de mon petit qui ont suivi tout le long des points de contrôle, ce fut une aventure partagée en famille, mais aussi avec les autres coureurs. Italiens, anglais, sans parler la même langue, nous nous comprenions.
Beaucoup d’émotions également sur la beauté de la nature ; des chevaux au petit matin dans la brume à flanc de montagne, là comme pour dire : « ne lâche pas ».
Sylvain Sanmartin
J’en au plusieurs aussi. Dans l’Hérault, à Nébian et dans le Caroux, puis l’Ariège pour ses magnifiques montagnes. J’ai grandi près de Nébian, à Lacoste, sur les rives du Lac du Salagou. J’aime ce paysage, c’est là que mon frère m’a emmené faire mes premiers pas sur les chemins, là où j’ai fait mon premier 100 km. Ce n’est pas pour rien que l’on nomme les habitants de Lacoste les sautaroc (saute-caillou).
Le Caroux, c’est mon coup de cœur entraînement pour faire des courses de montagne. Enfin, j’ai un attachement particulier pour l’Ariège par rapport à mon ami Nahuel et la Pica Pica. Cette course a changé ma vie humainement parlant. Au-delà d’être une des courses les plus difficile 109 km 11000 m D+, c’est ce qu’il se passe humainement dans ces territoires qui me touche.
Sylvain Sanmartin
Je dirais que ce sont les heures passées dehors qui comptent. Pensez à compter l’entraînement invisible : les heures passées à marcher, à faire du vélo, surtout quand on veut faire de l’ultra distance. Quand le GR de l’entre-deux lacs a été ouvert, je suis directement allé le courir en une seule fois. Ne pas se dire : « il faut que je sorte pour faire mon quota de km », mais pour le plaisir. Il faut sortir de la bibliothèque et aller sur le terrain. Dans la course sur route l’entraînement est codifié depuis longtemps car la discipline existe depuis des années.
Le trail, en montagne c’est une nouvelle discipline on prend parfois des risques, il faut conserver la prise de plaisir. L’aspect mental est très important. Globalement, je dirais qu’il faut respecter une progression et une régularité, mais aussi écouter son corps, rester humble, ne pas se comparer.
Sylvain Sanmartin
J’en aurais deux. Habituer son corps et son esprit à une charge de travail conséquente et penser que “ce qui est facile n'a pas de saveur”, phrase que Nahuel Passerat a prononcé à mon arrivée à la Pica Pica. Et quand on a un coup de moins bien, qu’on se demande ce qu’on fait là, faire le dos rond, continuer à avancer, lever les yeux et regarder le paysage. Personne ne nous a forcé, se rappeler pourquoi on est là.
Vas-y fonce 😉
Sylvain Sanmartin
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